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Aide au répit 2017 : 3 447 agriculteurs accompagnés

Près de 3 500 agriculteurs accompagnés par la MSA en 2017

Tous les exploitants agricoles ayant bénéficié de l’aide au répit ont été accompagnés, individuellement et collectivement, par les services de l’action sanitaire et sociale de la MSA. © Sylvain Cambon/CCMSA Image.

L’aide au répit 2017 et l’accompagnement social de la MSA qui en a découlé ont eu un impact positif sur le quotidien et la santé des exploitants agricoles. 91,7 % s’en déclarent satisfaits. Un bilan très positif qui incite à poursuivre l’action cette année.

Un bilan positif

3 447 bénéficiaires, 27 980 jours de remplacement accordés, plus de 4,474 millions d’euros d’aide financière octroyée, une moyenne de huit jours de remplacement par exploitant agricole, 159 euros perçus en moyenne par jour. Tel est le bilan du dispositif gouvernemental de l’aide au répit mis en œuvre en 2017 par la MSA pour les exploitants agricoles en situation d’épuisement professionnel, afin qu’ils puissent se ressourcer et prendre soin d’eux et de leur entourage. La MSA, qui souhaite reconduire ce programme en 2018, est à la recherche d’un financement.

Les motifs d’épuisement

Le recours au service d’aide au répit est dû à trois facteurs majeurs : des difficultés personnelles (19,5 %), un cumul de difficultés d’organisation du travail, financières et personnelles (18,82 %). Les aléas climatiques et le stress engendré par les attaques d’animaux ont aussi été évoqués comme éléments les ayant amenés à solliciter ce dispositif.

Les bénéficiaires

69,5 % d’entre eux sont des hommes. La tranche d’âge majoritaire est celles des 41-60 ans (74,28 %). Deux bénéficiaires ont moins de vingt ans et 138 plus de 61 ans. L’activité professionnelle la plus représentée est l’élevage lait (39,9 %), suivi de l’élevage viande (27 %) et de la polyculture (12 %).

Les types d’alerte

Les exploitants agricoles ont contacté directement les services d’action sanitaire et sociale (ASS) de la MSA à 56,67 %. Ses partenaires (chambres d’agriculture…) ont joué un rôle important, puisque 12,55 % des remplacements ont été effectués à la suite d’une interpellation de leur part. Les services de remplacement ont également assuré une fonction d’alerte, avec 10,67 % des signalements.

Les jours de remplacement

20,16 % des exploitants agricoles ont bénéficié d’un remplacement de huit jours et 50,78 % d’un de dix jours.

L’accompagnement individuel et collectif

Tous les exploitants concernés ont été accompagnés par les services de l’ASS des MSA. 31,9 % sont partis en vacances ou ont pris un temps de détente ou de loisirs avec leurs proches. 28,12 % se sont reposés chez eux ou ont eu accès aux soins ou bien encore se sont occupés de leurs enfants (visites à l’hôpital en cas de maladie grave).

En plus de l’accompagnement individuel, des actions collectives ont été menées par les équipes d’ASS, sous la forme de départs en séjour « répit » en groupe (49 %). Des groupes de parole, des ateliers d’estime de soi, de sophrologie, le programme « Avenir en soi » et le « coup de pouce connexion » ont également été organisés.

Un impact tangible

Pour 91,7 % des exploitants agricoles, cette aide au remplacement et l’accompagnement social qui en a découlé ont eu un impact positif sur leur quotidien et leur santé. Ils se sont sentis soutenus, aussi bien moralement que physiquement, par les professionnels de la MSA. Certains ont constaté qu’ils étaient davantage disponibles pour leur famille.

Globalement, le dispositif de l’aide au répit leur a permis de mieux connaître les missions des services de l’ASS de la MSA et, pour certains d’entre eux, d’oser leur demander de l’aide. Cependant, des freins ont été relevés, comme la difficulté, pour certains, de faire confiance et d’acquérir un lâcher-prise suffisant pour accepter qu’une personne étrangère les remplace sur leur exploitation.

Les élus ont joué un rôle important pour faire connaître ce dispositif.

Anne Pichot de la Marandais

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