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En net progrès Réparer des vies (3/6)

Jessica Amoordon © Alexandre Roger

Pour soutenir les projets qui contribuent à la mise en œuvre des orientations institutionnelles définies par son conseil d’administration, la CCMSA propose des contrats de progrès. Des projets de remédiation cognitive ou d’aménagement de studio témoin ont ainsi été récemment financés. Explications avec Jessica Amoordon, chargée de mission à la CCMSA.

Qu’est-ce qu’un contrat de progrès ?

Il s’agit d’une convention de partenariat signée entre la caisse centrale, la MSA d’appui et l’association gestionnaire de l’établissement institutionnel. Elle permet d’attribuer des moyens techniques et/ou financiers sur une période donnée, afin de développer des projets dans les champs de la qualité, de l’innovation, du positionnement stratégique et du pilotage des activités. À l’heure où les enveloppes budgétaires allouées par les pouvoirs publics sont de plus en plus contraintes, ces contrats de progrès constituent un coup de pouce non négligeable.

Quels types de projets ont-ils financé ?

C’est un contrat de progrès qui a permis, par exemple, de financer 40 000 des 75 000 euros nécessaires à la réalisation du studio témoin de la maison d’accueil spécialisée (MAS) du pôle régional du handicap de Saint-Saturnin. La MAS a subi peu de modifications en trente ans. Les professionnels et les résidents ont participé à l’élaboration du cahier des charges. Une fois le studio conçu, ils ont pu évaluer les différents aménagements. Les résultats de ces évaluations permettront d’ajuster et d’adapter la conception des futurs studios. Les aménagements permettent d’assurer à la fois le confort des résidents et la protection de la santé des professionnels avec, notamment, l’instauration de rails au plafond facilitant les manutentions. Ce prototype, avec les besoins d’évolution identifiés, devrait être généralisé à l’ensemble de l’établissement.

Autre exemple… ?

Oui. Celui du centre de postcure et de réadaptation de Billiers qui, grâce aux apports des médecins de l’établissement, d’une neuropsychologue et de deux ergothérapeutes, a mis au point une unité de remédiation cognitive. Elle complète les soins de réadaptation proposés. Chaque nouvel arrivant bénéficie d’un bilan neuropsychologique, puis du programme proprement dit, en séances individuelles et collectives : apprendre à mieux comprendre les intentions d’autrui pour mieux communiquer avec l’autre, à comprendre les consignes, à mieux se faire comprendre… reprendre confiance en soi. Quatorze patients y ont déjà participé. Aujourd’hui, l’équipe souhaite mettre en place l’évaluation scientifique de la démarche.

Quel avenir pour les contrats de progrès ?

Le dispositif est appelé à s’adapter au contexte actuel. Une proposition est à l’étude, qui pourrait éventuellement prendre la forme d’un appel à projets ouvert aux établissements du réseau Solidel. Une réflexion est engagée.

 

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Réparer des vies. Sommaire de notre dossier.

À corps et à cri. Le pôle régional du handicap, établissement institutionnel de la MSA, installé à Saint-Saturnin à une poignée de kilomètres du Mans, dans la Sarthe, est spécialisé dans l’accueil et la rééducation des personnes en situation de handicap moteur. Visite de Handi-Village et de l’Arche.

Une identité marquée. Les associations gestionnaires, réparties sur six sites, gèrent au total 16 établissements et services institutionnels qui s’inscrivent dans la politique d’action sanitaire et sociale de la MSA.

Des acteurs reconnus. Outre le pôle régional du handicap à Saint-Saturnin et le centre de postcure psychiatrique de Maurs (reportages dans ce dossier), la MSA a créé d’autres établissements de référence pour contribuer au développement sanitaire et social des territoires ruraux, au bénéfice de l’ensemble de la population.

Objectif autonomie. À Maurs, dans le Cantal, l’établissement sanitaire de postcure psychiatrique, né en 1989, accompagne des jeunes adultes dont les troubles entraînent des pertes d’aptitudes sociales, relationnelles et professionnelles.

Franck Rozé

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