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Haro sur les passoires énergétiques

L'accueil des ministres à la ferme.
L'accueil des ministres à la ferme.
La signature de la convention Anah, MSA.
La signature de la convention Anah, MSA.
Signature dans l'Eure d'un contrat local.
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La précarité énergétique concerne près de 3,4 millions de ménages français. Zoom sur la convention de partenariat signée par l’État, la MSA et l’Anah, dans le cadre du programme « Habiter mieux ». Le régime agricole étant notamment chargé de participer au repérage des besoins. Précisions.

Ça n’est pas tous les jours que Bruno Le Maire, ministre de l’Agriculture, et Benoist Apparu, secrétaire d’État au Logement, battent ensemble la campagne sur le thème du programme « Habiter mieux » : un dispositif ambitieux lancé par l’État dans le cadre du grand emprunt « Investissements d’avenir », et destiné à aider, sur la période 2010/2017, quelques 300.000 propriétaires occupants aux revenus modestes et en situation de précarité énergétique, à financer des travaux d’amélioration de leur maison pour bien se chauffer tout en réduisant leurs factures.

Convention de partenariat

La scène s’est déroulée dans l’Eure, à Caillouet-Orgeville plus précisément, le matin du vendredi 13 mai, dans la cour de ferme de Brigitte Lamy, exploitante céréalière sur 190 hectares et éleveur à la tête d’un petit troupeau ovin. Outre les deux représentants de l’État, s’étaient également donné rendez-vous sous la toile montée pour la circonstance, en vue de la signature d’une convention de partenariat, François Gin, directeur général de la CCMSA et Isabelle Rougier, directrice générale de l’Anah (Agence nationale de l’habitat). La MSA, dans le cadre de son organisation en guichet unique, ayant été dès l’origine identifiée comme un partenaire essentiel du dispositif en raison de sa connaissance du milieu rural. « Habiter mieux » est en effet un produit plus particulièrement dédié à la campagne où le bâti et les maisons souvent anciennes peuvent être qualifiées, dans le jargon, de véritables passoires énergétiques. Prenons la maison de Brigitte Lamy, qui vit avec toute sa famille sur une partie de l’ancien corps de ferme : « Malgré les doubles vitrages installés de longue date, la maison, construite en partie sur une cave, est très difficile à isoler. Les techniciens venus établir un diagnostic thermique préalable à tous travaux ont su déceler dans l’isolation des pignons et le sol du rez-de-chaussée deux des points faibles à l’origine des déperditions d’énergie ».

Diagnostic, projet, financement

Cet accompagnement personnalisé, qui comprend le diagnostic thermique mais passe aussi par l’élaboration de projets de travaux et le montage d’un dossier complet de financement, fait partie des caractéristiques du dispositif qui peut aboutir à une aide forfaitaire de 1.100 euros minimum, au titre des « Investissements d’avenir », versée en complément des aides aux travaux de l’Agence nationale de l’habitat, avec un surplus éventuellement accordé par le Conseil général, la communauté de communes et la mairie. Pour un projet de travaux de 10.000 euros par exemple, les aides à déduire seront au minimum de 4.100 euros, sachant qu’on peut en outre bénéficier, sous certaines conditions, d’un prêt sans intérêt. Le programme est doté de 1,35 milliard d’euros, dont 500 millions de l’État, 600 de l’Anah et 250 des fournisseurs d’énergie.

Bernard Gazé

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