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La rage Dossier sur les zoonoses (7/10)

La rage se transmet principalement par les carnivores.

En France, la vaccination préventive est recommandée à certaines catégories professionnelles : vétérinaire, garde-chasse, personnel de laboratoire, spéléologue... © Eyewire/CCMSA Image(s).

Chaque année, la rage est responsable de 55.000 décès dans le monde. Avant de partir dans certains pays, il est recommandé de se faire vacciner préventivement. Un conseil qui vaut également pour les personnes travaillant au contact de la faune sauvage.

Qu’est-ce que la rage ?

C’est une zoonose virale qui est principalement liée aux carnivores. La transmission se fait par la salive d’un animal infecté par le virus rabique, lors d’une morsure le plus souvent ou, plus rarement, par griffure ou par léchage d’une peau irritée (blessure, même minime) ou d’une muqueuse. Les animaux vecteurs du virus de la rage varient selon la géographie : renards en Europe, coyotes et mouflettes aux USA… Les chauves-souris peuvent également héberger le virus, mais sa transmission aux mammifères terrestres est exceptionnelle en Europe.

Quels sont les signes cliniques chez l’homme ?

Après inoculation, aucun symptôme ne se manifeste pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines (incubation). Puis les signes de la maladie apparaissent : perturbations neurologiques, changements de comportement (agitation, anxiété), troubles nerveux (paralysie)…, en rapport avec une atteinte du système nerveux central. En l’absence de traitement spécifique précoce, l’évolution aboutit inéluctablement à un coma puis au décès de la personne en une dizaine de jours.

Quelle est la situation internationale ?

La rage est un problème de santé publique dans le monde, touchant surtout les pays en voie de développement : d’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), chaque année, cette zoonose est responsable de 55.000 décès humains (31.000 en Asie et 24.000 en Afrique) : 95 % font suite à des morsures de chiens et la moitié des personnes touchées sont des enfants.

Quelle est la situation en France ?

Aucun cas de rage humaine autochtone n’a été recensé depuis 1998. En revanche, on dénombre quelques cas importés : contamination d’un voyageur ou d’un professionnel dans un pays où la rage est présente, ou contamination sur le sol français par un animal (le plus souvent un chien) importé illégalement d’un pays où elle sévit. Côté animal, notre pays est indemne de rage depuis 2001. Mais la rage vulpine venant de l’Europe de l’Est pourrait menacer à nouveau nos frontières.

Quelles précautions faut-il prendre ?

Avant de se rendre dans un pays comportant un risque élevé de rage, les voyageurs doivent se renseigner auprès du service voyages des hôpitaux ou de l’Institut Pasteur et, si nécessaire, se faire vacciner à titre préventif, surtout si le vaccin n’est pas disponible dans le pays.

En France, la vaccination préventive est recommandée aux personnes exposées à un risque plus important (vétérinaire, garde-chasse, personnel de laboratoire, spéléologue…).

En quoi consiste le traitement médical ?

Il existe un traitement antirabique efficace après exposition, à condition qu’il soit administré rapidement après la morsure (ou autre contact inoculant) par un animal suspecté de rage. Après lavage de la plaie (ou du point de contact), de préférence au savon de Marseille, puis désinfection, consulter le centre antirabique le plus proche, pour indication du traitement post-exposition. Il consiste en des injections de doses vaccinales, répétées à intervalles de temps définis par un protocole précis. La vaccination préventive ne dispense pas du traitement antirabique en cas d’exposition avérée ou suspecte. La déclaration de la maladie est obligatoire. La rage est également une maladie professionnelle indemnisable (tableaux n° 30 du régime agricole et n° 56 du régime général).

 

VOIR AUSSI

site Santé et sécurité en agriculture
site de l’Institut national de médecine agricole

 

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