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L’aide au répit reconduite en 2018

portrait d'un agriculteur en extérieur

© Sylvain Cambon/CCMSA Image

Avec des répercussions bénéfiques sur leur moral et leur santé, 91,7 % des exploitants agricoles bénéficiaires de cette aide l’an dernier se sont déclarés satisfaits du dispositif. La MSA a décidé de le reconduire en 2018, avec quelques aménagements.

Qu’est-ce que l’aide au répit ?

Les crises que traverse l’agriculture, outre leurs conséquences économiques, bouleversent la sphère personnelle et familiale de la population agricole qui y est confrontée. Une aide au répit avait été prévue pour 2017 dans le cadre du pacte gouvernemental de consolidation et de refinancement des exploitations agricoles afin de proposer un service de remplacement temporaire pour les exploitants agricoles en situation d’épuisement professionnel.

Les pouvoirs publics ont désigné la MSA, forte de son réseau de travailleurs sociaux, comme l’interlocuteur privilégié pour coordonner l’accompagnement des agriculteurs en difficulté. Ils lui ont alloué une enveloppe exceptionnelle de 4 millions d’euros pour mettre en place cette aide.

Comment le dispositif a-t-il été mis en œuvre ?

La MSA a bâti tout un programme d’accompagnement et de prévention pour permettre ce ressourcement, en partenariat étroit notamment avec les chambres d’agriculture et les services de remplacement. Fin 2017, les objectifs initialement fixés ont été dépassés : 4 474 333 millions d’euros ont été engagés en faveur de près de 3 500 agriculteurs (le coût supplémentaire ayant été pris en charge par la MSA).

Et pour 2018 ?

Au regard du bilan 2017 et des retours très positifs recueillis, la reconduction, financée sur les propres fonds de la MSA, a été décidée pour continuer d’accompagner au mieux la population agricole et poursuivre la dynamique engagée avec les partenaires associés aux actions de repérage et d’orientation.

Quels sont les axes retenus ?

La MSA souhaite consolider l’accompagnement des exploitants qui ont déjà bénéficié d’une aide au répit en 2017 et dont la situation n’est pas encore stabilisée. Est également prévu le soutien aux non-salariés primo-demandeurs, soit à titre « curatif » pour ceux sont confrontés à une situation d’épuisement professionnel, soit à titre préventif pour ceux qui, du fait de leur charge et organisation de travail, pourraient évoluer vers celui-ci.

De plus, le cas des salariés de la production voire de la transformation (coopératives), est également pris en compte cette année s’ils se trouvent dans un contexte d’épuisement professionnel et évoluent dans des secteurs d’activité exposés aux crises.

Quelles possibilités de soutien ?

L’aide au remplacement est dévolue aux non-salariés qui peuvent également, comme les salariés, se voir proposer différentes solutions individuelles ou collectives, en fonction de leurs difficultés. Parmi les dispositifs possibles : groupes de parole, consultations psychologiques individuelles, séjours « répit », premier départ en vacances, ateliers spécifiques…  

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