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Le chikungunya

le moustique tigre peut transmettre le chikungunya.Lors d’une piqûre, il prélève le virus sur une personne infectée. À l’occasion d’une autre piqûre, il le transmet à une personne saine. © Institut Pasteur

Lors d’une piqûre, le moustique tigre prélève le virus du chikungunya sur une personne infectée. À l’occasion d’une autre piqûre, il le transmet à une personne saine. © Institut Pasteur

Dans les zones tropicales, le chikungunya est une maladie qui touche des milliers de personnes. Répandu par un moustique qui a aussi élu domicile dans le sud de la France, il fait l’objet d’une surveillance pour en éviter la dissémination. Questions-réponses pour en savoir plus.

Qu’est-ce que le chikungunya ?

Il s’agit d’une maladie virale qui existe de façon endémique dans certaines régions tropicales (Asie, Océan indien, est de l’Afrique). Le vecteur de cette maladie est un moustique du genre Aedes (essentiellement Aedes albopictus et Aedes aegypti) – appelé aussi moustique tigre. Le virus qu’il transmet a été isolé pour la première fois en Ouganda en 1953, lors d’une épidémie survenue en Afrique de l’Est.

Comment se transmet-il ?

La contamination se fait d’homme à homme par l’intermédiaire de la femelle de ce moustique qui a préalablement piqué une personne malade en phase aiguë. Aussi, pour qu’une épidémie se développe en dehors des régions d’endémie, il faut à la fois la présence d’un vecteur – le moustique – et d’un réservoir – les personnes en cours d’infection.

Existe-t-il un risque particulier pour les professions agricoles ?

Le monde agricole n’a aucune raison d’être plus touché que le reste de la population. Le chikungunya n’est ni une zoonose (ce n’est pas une maladie animale transmissible à l’homme), ni un risque professionnel.

Quels sont les symptômes?

Après quelques jours d’incubation, cette maladie peut provoquer une forte fièvre (supérieure à 38,5°C), des maux de tête, des contractures musculaires et des douleurs articulaires. L’évolution est le plus souvent favorable, sans séquelles, mais l’infection peut aussi évoluer vers une phase chronique avec des douleurs articulaires persistantes et incapacitantes, particulièrement chez les personnes fragiles. Pendant la convalescence, susceptible de durer plusieurs semaines, la fatigue peut rester importante.

En cas de fièvre brutale au retour d’une zone tropicale, il faut absolument consulter son médecin et lui signaler la région du séjour.

Comment traiter la maladie ?

Il n’y a pas de médicament spécifique contre le chikungunya. On traite les symptômes – afin de soulager la fièvre et les douleurs articulaires – avec des antalgiques et des anti-inflammatoires.

Quelles sont les mesures de prévention ?

Comme il n’existe pas de vaccin, ni de traitement Online Blackjack préventif live online blackjack contre cette infection, il est essentiel de se protéger contre les piqûres de moustiques (répulsifs, diffuseurs électriques, port de vêtements couvrants, moustiquaire…). Ceci est d’autant plus important dans le cas d’une personne infectée, afin d’éviter qu’elle se fasse piquer et transmette le virus à d’autres moustiques qui propageraient la maladie dans son entourage.

Se protéger contribue aussi à protéger les autres et à prévenir une épidémie. À noter que le moustique tigre a une activité principalement diurne : c’est donc dans la journée qu’il faut être particulièrement vigilant.

D’autre part, la femelle du moustique pond ses œufs dans les eaux stagnantes (soucoupes, vases, seaux, gouttières mal vidées, caniveaux, pneus usagés…), réserves d’eaux qu’il faut éliminer systématiquement – afin de supprimer tous les milieux où ses larves peuvent se développer.

Quelle est la situation en France métropolitaine aujourd’hui ?

Le moustique tigre est implanté depuis de nombreuses années dans les départements français d’Outre-mer ; la Martinique et la Guadeloupe sont d’ailleurs en situation d’épidémie. En raison des nombreuses circulations de personnes et de biens entre les Antilles et la métropole, la vigilance s’impose, d’autant que l’insecte gagne du terrain dans le sud du pays depuis 2004. Il a élu domicile dans les départements suivants : Alpes-Maritimes, Alpes-de-Haute-Provence, Ardèche, Aude, Bouches-du-Rhône, Corse, Drôme, Gard, Haute-Garonne, Gironde, Hérault, Isère, Lot-et-Garonne, Pyrénées-Orientales, Rhône, Var et Vaucluse. D’où une surveillance renforcée de la part des autorités sanitaires.

Le chikungunya est une maladie à déclaration obligatoire afin, d’une part, de surveiller les cas importés (des personnes rentrant de voyage et porteuses du virus), pour les isoler des vecteurs potentiels et organiser une désinsectisation locale adaptée et, d’autre part, de détecter rapidement des cas autochtones afin d’éviter la dissémination. C’est ce qui motive le plan de surveillance renforcée mis en place par le ministère de la Santé tant sur cette maladie que sur son vecteur.

Reste pour l’heure que, sur 98 cas confirmés entre le 1er mai et le 27 juin 2014 en France métropolitaine, tous sont des cas importés et il n’y a eu aucun cas autochtone.

 

Plus d’infos

Dossier sur le chikungunya à découvrir sur le site de l’InVS (Institut national de veille sanitaire) : point sur les connaissances, actualités, données épidémiologiques, dispositifs de surveillance…

Des informations ciblées (public, voyageurs, professionnels de santé) sur le site du ministère des Affaires sociales et de la Santé.

 

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