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Le collectif pour la prévention du mal-être et du suicide en Mayenne Rencontre régionale du 2 février 2016 à Laval (2/3)

Prévention du suicide : quelle efficacité ?

Présentation du collectif pour la prévention du mal-être et du suicide en Mayenne (Cops 53) par sa présidente, Béatrice Pigueller (2e à partir de la droite). © Anne Pichot de la Marandais

Pour illustrer la coordination sur un territoire, le collectif pour la prévention du mal-être et du suicide en Mayenne (Cops 53), a été présenté par sa présidente, Béatrice Pigueller.

« La Mayenne connaissant un taux de suicide élevé depuis longtemps, des bénévoles et des professionnels de santé réfléchissent à cette problématique en 1990. Une démarche de santé communautaire se développe au CHS de Mayenne. Des groupes de bénévoles se mettent en place sur le département. En 2001, une charte de prévention du suicide est signée avec des professionnels et des bénévoles. Elle élabore un plan d’action sur trois ans. La Ddass réfléchit avec les associations à la création d’un collectif. Il verra le jour en 2003. »

Agir de façon complémentaire et cohérente

Ce collectif se fixe plusieurs objectifs : développer une prévention citoyenne du mal-être et du suicide ; mettre en réseau les associations du département ; prendre en compte le territoire de proximité pour tisser des liens ; favoriser les relations entre les professionnels, les bénévoles d’associations et les élus locaux, pour qu’ils agissent de façon complémentaire et cohérente ; développer des actions de proximité sur les territoires. « Le Cops 53 aimerait doter l’ensemble des Pays de la Mayenne de groupes de citoyens s’engageant dans la prévention du mal-être et du suicide. Car cette problématique n’est pas une affaire de spécialistes, c’est l’affaire de tous. »

Six structures locales regroupées

Actuellement, ce collectif regroupe six structures locales : groupe de prévention du suicide (Pays des Coëvrons), germe (communauté de communes de l’Ernée), source (Pays de Mayenne), main tendue (Pays de Cossé-le-Vivien), sève et racines (Laval) et l’éclaircie (canton de Landivy) ; ainsi que six structures départementales : Chrétiens dans le monde rural, Croix-Rouge française, Secours catholique, Pastorale de la santé, fédération départementale d’aide à domicile en milieu rural (ADMR) et l’union départementale des associations familiales (Udaf) ; et un institutionnel pour son appui technique : l’instance régionale d’éducation et de promotion de la santé (Ireps) 53. « Il est indispensable de travailler en réseau, de s’aider, de prendre en compte tout le territoire et de favoriser la collaboration entre les professionnels, les bénévoles et les élus. Le Cops 53 joue un rôle d’interface entre les associations de terrain et les institutionnels. »

Des actions pour tous les publics

Ce collectif de prévention mène des actions pour tous les publics sur le département : jeunes, agriculteurs, personnes âgées, personnes confrontées à des situations de rupture et/ou d’échec, personnes endeuillées par le suicide… Pour informer les différents publics, le collectif organise, soutient et coordonne l’action locale par des conférences, des débats, du théâtre interactif, des forums ou encore des formations. Chaque association de bénévoles reste indépendante et travaille sa problématique sur son territoire. Par exemple, les personnes âgées pour la main tendue sur le Pays de Cossé-le-Vivien ; les groupes endeuillés par suicide et les groupes d’écoute et d’entraide pour les jeunes, pour sève et racines à Laval.

 

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Se mobiliser contre le suicide. Comment mesurer l’efficacité de la prévention du suicide ? Tel était le thème d’une rencontre régionale qui s’est tenue à Laval, le 2 février 2016. À l’occasion d’un temps d’échange, « se coordonner sur un territoire », la MSA de Maine-et-Loire a présenté son réseau de prévention du suicide sur les Mauges et le Segréen.

La prévention du suicide : quelle efficacité ? Après la présentation du réseau de prévention du suicide sur les Mauges et le Segréen, par Claire Cadot, de la MSA de Maine-et-Loire, et celle du collectif pour la prévention du mal-être et du suicide en Mayenne (Cops53), par sa présidente Béatrice Pigueller, a suivi un temps d’échange avec la salle. Trois questions ont été posées sur l’efficacité des actions menées.

Anne Pichot de la Marandais

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