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Le remplacement, un métier Le remplacement, un métier (1/7)

© Franck Rozé

© Franck Rozé

Proposer des salariés qualifiés à des agriculteurs contraints – maladie, accident… – ou qui souhaitent quitter temporairement leur exploitation, – vacances, formation professionnelle… – telle est la mission des services de remplacement. Ces associations, gérées par des agriculteurs bénévoles, ont organisé leur sixième congrès en mai à Guéret, dans la Creuse, et débattu de leur modèle de développement. Éclairages sur ces services qui permettent à un agriculteur de confier, pour un temps, son outil de production.

Au sommaire de notre dossier

Un service qui fait sa mue. Le service de remplacement France a organisé le 22 mai à Guéret, dans la Creuse, son congrès national. Tous les membres du réseau étaient rassemblés pour connaître la nouvelle direction que veut prendre la fédération afin d’accroître sa notoriété.

Faire que ça adhère. La MSA Midi-Pyrénées Nord et les services de remplacement des quatre départements de son périmètre ont conçu un module de formation pour les exploitants et les salariés intitulé « Professionnaliser la relation adhérent-agent de remplacement ». Essentiel.

Un laboratoire sociologique. De la diversité des profils de ses salariés aux différences entre les associations régionales, la fédération des services de remplacement tente de s’adapter le plus possible à l’agriculture et surtout aux agriculteurs dans une filière en évolution permanente. Après 44 ans d’existence, ce service fait office de vrai laboratoire sociologique de l’agriculture.

Une relation de confiance à installer. Lors d’un remplacement, une relation de confiance est indispensable entre l’exploitant et le salarié du service de remplacement (SR). Mais pour y arriver, ce dernier doit faire face à des obligations et l’exploitant faire preuve de capacités de management. Le tout pour faciliter les échanges en mettant l’accent sur plusieurs points précis.

Par monts et par veaux. Agent de remplacement, une activité qui exige des qualités d’adaptation, d’autonomie, de mobilité et de flexibilité. En retour, les travaux des champs et de l’élevage offrent une belle diversité et une prise de responsabilité. Pas le temps de s’ennuyer ! Dans la Creuse, Olivier Planchenault est l’un de ceux qui assurent le service. Rencontre à la ferme.

« Encore une question de mentalité ». Éric Maillochon, 50 ans, est exploitant en polyculture-élevage, en conversion bio, à Bazelat, dans la Creuse. En tant qu’utilisateur, il revient sur le professionnalisme du service de remplacement et la prise en charge des frais. Pour lui, le dernier frein, c’est la réticence à confier son exploitation.

 

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