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Les territoires ruraux : une mission d’avenir face au double risque du centralisme et de l’uniformisation Pascal Cormery, président de la MSA

Portrait de Pascal Cormery, président de la MSA. © Luc Pérénom/CCMSA Image

© Luc Pérénom/CCMSA Image

Les 26 et 27 octobre, Marseille a accueilli la journée nationale (JN) MSA 2017. Cet événement, qui a lieu deux fois par mandat, réunit tous les présidents, premiers vice-présidents, présidents de comités et directeurs de caisses du réseau ainsi que les administrateurs centraux et, autour du directeur général, des directeurs de la caisse centrale de la MSA.

Au-delà des moments de convivialité, parfaitement organisés en l’occurrence par la caisse Provence-Azur, et qui sont l’occasion d’échanges informels toujours intéressants entre dirigeants MSA mais également avec les personnalités invitées, c’est surtout un temps de réflexion qui permet de s’extraire de la pression du quotidien pour partager et échanger sur un thème porteur de sens et fédérateur pour l’institution. La pertinence du choix retenu pour cette JN « la MSA au cœur des nouvelles dynamiques territoriales » a fait l’unanimité.

Rythmes de vie asynchrones

Les territoires ruraux évoluent démographiquement et sociologiquement. Le temps est loin où ils étaient principalement des lieux de vie c’est-à-dire à la fois lieux de travail, lieux de résidence et lieux de villégiature. Aujourd’hui on peut y travailler sans y vivre, ou inversement y résider sans y travailler, ou tout simplement y posséder une résidence secondaire.

C’est sans doute les personnes âgées voire très âgées, et donc contraintes à la sédentarité, qui forment encore le segment populationnel le plus homogène. D’où des situations locales contrastées marquées par des besoins très différenciés selon les territoires et un risque commun de délitement d’un tissu social mis à mal par des rythmes de vie asynchrones voire des conflits d’usage de l’espace.

Bassins de vie fragiles

Face à cette situation, la JN a mis en évidence toute la pertinence de l’action de la MSA, que ce soit pour affiner les diagnostics locaux, par exemple en termes d’accès aux soins, pour redynamiser le lien social autour d’une démarche de développement social local ou pour bâtir, notamment pour les personnes âgées, une offre de services de proximité. Qui d’autre en effet que la MSA pour s’intéresser à ces bassins de vie fragiles, pour fédérer les partenaires et mobiliser sur des projets concrets des financements plus rares et moins accessibles, en particulier du côté des collectivités locales avec les effets à géométrie variable de la réforme territoriale sur la répartition des compétences ?

C’est donc une mission d’avenir qui nous attend et que nous devons aujourd’hui revendiquer haut et fort face au double risque du centralisme et de l’uniformisation.

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