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Pour mieux vivre ensemble Faire vivre son territoire (4/6)

 

Les contrats de développement social territorialisé (CDST) ont été lancés par la MSA en 2000. Compte tenu de l’intérêt de l’approche du développement social local sur laquelle ils s’appuient – participation et mobilisation des acteurs locaux et de la population elle-même, logique de territoire – , leur mise en œuvre se poursuit en 2012 et 2013. Mais cette démarche est aussi appliquée à d’autres projets. Quelques exemples.

De la mobilisation professionnelle à la solidarité locale 

MSA Midi-Pyrénées Nord

Randonnée.

Randonnée © Sylvain Cambon/CCMSA Image(s)

Sur le département du Tarn-et-Garonne, après un violent orage de grêle qui a fortement endommagé les cultures locales, notamment fruitières, des ressortissants MSA se sont mobilisés spontanément pour venir en aide aux agriculteurs sinistrés. Profitant de cette dynamique, et dans le but de la prolonger pour créer du lien social, la MSA Midi-Pyrénées Nord a lancé en 2008 un CDST sur le canton de Saint-Nicolas de La Grave. Exemple de réalisation permettant d’améliorer les relations, notamment entre la population autochtone et les néo-ruraux : l’organisation par des agriculteurs, en 2010, 2011 et 2012, de balades sur un circuit traversant plusieurs exploitations et permettant d’apprécier le patrimoine et les artisanats locaux.

À l’actif d’un autre CDST démarré en 2009 sur les cantons de Caylus et St-Antonin : l’ouverture d’un atelier cuisine conçu et animé par les habitants d’un village, dont les résidents d’un foyer d’accueil pour personnes handicapées mentales, avec des recettes réalisées à partir de produis locaux ; ou encore la création d’une « route des jardins » propice aux échanges et à la découverte par des passionnés de jardins de particuliers, de professionnels ou dédiés à l’insertion par l’activité économique.

A la découverte du patrimoine local

A la découverte du patrimoine local. © Sylvain Cambon/CCMSA Image(s)

Les jeunes et leur image : pour que tous réfléchissent ensemble

MSA Marne Ardennes Meuse

PORTRAIT D ADOLESCENTS

© Sylvain Cambon/ CCMSA Image(s)

C’est une demande d’inscription au concours Pré Vert qui est à l’origine des relations qui se sont établies entre la MSA Marne Ardennes Meuse et le collège de Fère-Champenoise, au sud du département de la Marne.

Dans un premier temps, ils ont travaillé ensemble, avec l’aide d’un psychologue, sur le « fait alimentaire » – c’était une action proposée par la caisse à d’autres établissements scolaires. Puis dans un second temps, la responsable du CDI a fait appel à la MSA pour un travail sur l’estime de soi dans un but d’insertion, avec les jeunes d’une classe d’orientation professionnelle en difficulté. Quelle image les jeunes donnent-ils ? Comment sont-ils perçus ? Mais aussi, quelle place leur accorde-t-on dans la société ? Le but est, à partir de ce questionnement, d’améliorer la perception que les adultes, élus et employeurs potentiels, ont d’eux, dans l’objectif de favoriser leur insertion sociale et professionnelle, sur ce territoire très rural.

La MSA réunit le maximum d’acteurs autour de la table (la commune, les associations de parents d’élèves, de jeunes, Familles rurales, le collège, les habitants…) pour que tous réfléchissent ensemble à ces questions. Des réponses pourraient y être apportées au cours d’un événement à créer avant la fin de l’année.

 

Des réseaux de visiteurs bénévoles nés d’un constat partagé

MSA Sèvres-Vienne

Visite à domicile

© A-M Lafay/CCMSA Image(s)

Pour rompre la solitude, favoriser les liens sociaux et améliorer la qualité de vie des personnes âgées isolées, sept réseaux de visiteurs bénévoles, comme les Visiteurs, Brin de causette, Papot’« âge », Bavard’« âge », Atout « âge » ont été développés progressivement depuis 2000 sur une vingtaine de cantons des Deux-Sèvres. À la demande, une ou deux fois par mois, les aînés reçoivent une visite à domicile et peuvent ainsi jouer, discuter, lire, se promener. C’est un moyen de préserver leur autonomie et, pour les bénévoles, l’occasion de connaître des moments de convivialité et de rencontres. Ces derniers sont accompagnés lors de temps d’échanges, de réflexion et d’information, formés… et une charte de bon fonctionnement garantit la qualité de ce service gratuit.

D’où vient l’idée de créer ces réseaux ? Du constat partagé par plusieurs acteurs locaux (services d’aide à domicile, élus, associations, personnels socio-médicaux…), du sentiment de solitude exprimé par certaines personnes âgées, des difficultés rencontrées par d’autres pour sortir de chez elles, difficultés d’ordre personnel (problèmes de mobilité, déficiences visuelles….) ou liées au manque de moyens de transport. L’implication de la MSA Sèvres-Vienne ? Elle a été là pour mobiliser les partenaires (Clic, associations de personnes âgées, centres sociaux culturels, élus, élus MSA, habitants)  mais aussi pour coordonner, animer et faire vivre les réseaux. Des temps conviviaux regroupant visiteurs et visités sont également organisés. Aujourd’hui les retours des participants sont positifs, et l’extension de ces réseaux à l’ensemble du territoire de Sèvres-Vienne est à l’étude.

Marie-Luce Gazé Desjardins

 

A lire aussi

ouverture de notre dossier sur le développement social local ;

reportage à Novion-Porcien, commune des Ardennes où est envisagé un éco-quartier : ce projet d’habitat groupé est expérimenté pour accompagner le développement rural et tisser du lien social, en stimulant l’activité locale ;

– point sur les contrats de développement social territorialisé ;

éclairage sur l’offre contractuelle pour le soutien aux aidants sur les territoires de vie qui visent à les accompagner davantage et à mieux organiser les réponses apportées en les inscrivant dans la durée et dans la vie des territoires ;

– lever de rideau sur le travail conjoint engagé par la MSA de la Gironde et le Pays Médoc.

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