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Près de 4 000 groupements d’employeurs agricoles

Salariée agricole dans un élevage. © Sylvain Cambon/CCMSA Image.

Mesuré en équivalents temps plein, le nombre d’emplois dans les groupements agricoles est de 24398 en 2015. © Sylvain Cambon/CCMSA Image.

En février, la MSA a fait paraître une étude sur l’emploi salarié dans les groupements d’employeurs agricoles en 2015. Présentation des principales caractéristiques en France métropolitaine.

Leur nombre

En 2015, on dénombre 3 964 groupements d’employeurs (GE) au régime agricole. Leur nombre a faiblement augmenté entre 2014 et 2015 (40 créations en plus). Ils représentent 2,6 % des établissements employeurs de la production agricole et 30 % des entreprises de service technique à l’agriculture, qui regroupent les GE, les entreprises de travaux agricoles (ETA) et les coopératives d’utilisation de matériel agricole (Cuma).

Les GE emploient 75 803 salariés, correspondant à 95 706 contrats de travail réalisés dans l’année. Mesuré en équivalents temps plein (ETP), le nombre d’emplois dans les GE est de 24 398 salariés. Avec 6,2 ETP, ces établissements employeurs de main-d’œuvre sont d’une taille supérieure à la moyenne de la production agricole (2 ETP), des entreprises de travaux agricoles (3) et des Cuma (1,3).

Les contrats de travail

Jusqu’en 2007, les nombres d’ETP en CDD et en CDI étaient les mêmes et connaissaient des hausses annuelles équivalentes. Entre 2008 et 2010, l’emploi en CDI a continué d’augmenter, tandis que l’emploi en CDD s’est stabilisé. Depuis 2011, l’emploi en CDI a ralenti sa croissance. Et en 2015, pour la première fois en dix ans, le nombre d’ETP en CDI a diminué (- 54 par rapport à 2014), soit une baisse de 0,5 point.

La nature des emplois

Les emplois en GE ont des caractéristiques proches de celles de la production agricole. Dans ces structures, l’emploi saisonnier est très important de mai à septembre. Et, en 2015 comme l’année précédente, la saisonnalité de l’emploi a connu un pic en juillet et en septembre.

Le niveau de salaire

En 2015, le niveau de salaire horaire moyen s’élève à 11,74 euros dans les GE. Il est plus faible que celui des entreprises d’aide à l’agriculture (12,37 euros), mais se rapproche de celui de la production agricole (11,84 euros) (1).

La majorité des salaires versés dans les GE sont compris entre 1 et 1,2 smic. La proportion de salariés rémunérés entre 1 et 1,1 smic est très élevée : les contrats d’apprentissage étant assez rares dans ces structures, la proportion de salariés rémunérés en-dessous du smic y est plus faible que dans le reste de la production agricole.

La durée de travail

35 % des contrats en GE ont une durée de travail égale ou inférieure à 30 jours. Cela s’explique par l’importance de l’emploi saisonnier, comme dans la production agricole (45 %) et les ETA (48 %).

Les salariés

Les femmes représentent 35 % de l’emploi mesuré en ETP dans les GE et dans l’ensemble de la production agricole. En revanche, dans les ETA et surtout dans les Cuma, entreprises fortement mécanisées, la proportion d’emplois féminins est nettement inférieure. L’âge moyen des salariés recrutés par les GE est de 34 ans. 93 % des salariés de ces groupements exercent dans la production agricole (cultures spécialisées, cultures et élevages non spécialisés, viticulture…).

Les régions

L’emploi dans les GE mesuré en ETP est inégalement réparti sur le territoire national. Huit régions, se trouvant dans l’ouest et dans toute la partie sud de la France, recensent 76 % de l’emploi. Il s’agit de l’Aquitaine, des Pays de la Loire, du Languedoc-Roussillon, de la Bretagne, du Centre, de Midi-Pyrénées, de Provence-Alpes-Côte d’Azur et de Rhône-Alpes.

(1) Au 1er janvier 2015, le smic horaire s’élève à 9,61 euros.

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