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Quand la complexité exige la pluridisciplinarité

 

Une cellule de concertation, s’appuyant sur les compétences et les connaissances complémentaires de chacun, fonctionne en Alsace depuis 2005 pour trouver la meilleure sortie de crise possible. Explications.

Pour anticiper la désinsertion professionnelle ou le maintien dans l’emploi, une cellule pluridisciplinaire de concertation s’est mise en place dès 2005, dans le cadre du plan précarité, à l’initiative du pôle santé-sécurité au travail de la MSA d’Alsace. Pour le docteur Geneviève Gastinger, médecin du travail et aujourd’hui responsable de ce pôle, « ne sont abordées en cellule que les situations les plus complexes, quand tous, pris individuellement, nous achoppons et butons sur une foultitude de questionnements.

Sortir le nez du guidon

À un moment donné, il nous faut sortir le nez du guidon, discuter, partager avec d’autres, échanger, s’appuyer sur les compétences et les connaissances complémentaires de chacun : attendu qu’une situation n’est jamais que professionnelle et que s’y ajoute toujours une dimension personnelle ou familiale, souvent sur fond de précarité économique. »

La cellule se compose de médecins du travail et de médecins du contrôle médical, des travailleurs sociaux de la MSA, ainsi que des représentants des caisses d’Assurance-accidents agricoles, de membres de l’Agefiph, du Sameth et de la mission Cap emploi.

Cette approche pluridisciplinaire permet de s’assurer que toutes les pistes ouvertes ont bien été explorées et de trouver la meilleure sortie de crise possible : soit dans son entreprise, sur son même poste professionnel ou pas, aménagé le plus souvent, soit en se réinsérant différemment ou en s’orientant dans un autre parcours de vie. Tout en sachant qu’il est interdit de se tromper et d’enfermer la personne dans un cycle d’échecs répétitifs, sous peine de la voir tomber dans une précarité totale. « Grâce à la cellule, constate le docteur Geneviève Gastinger, nous pouvons aussi appréhender les situations des non-salariés, une population moins connue des médecins du travail. »

Bernard Gazé

En 2010, la cellule emploi-santé s’est réunie environ tous les deux mois : y ont été suivies 57 situations difficiles dont 45 concernaient des salariés et 12 des non-salariés

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