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Thérèse Duriez : « Agir pour tous les âges »

Élections MSA 2015

Thérèse Duriez

Thérèse Duriez, agricultrice retraitée et présidente de l’échelon local du Ternois Est. © MSA Nord-Pas de Calais

Élue MSA dans le Pas-de-Calais depuis 1984, Thérèse Duriez préside le comité d’échelon local du Ternois Est. D’abord comptable, agricultrice ensuite, la jeune retraitée reste très attachée à son activité de déléguée. Inutile de lui demander si elle se représentera aux élections en 2015.

Pourquoi être déléguée MSA ?

Je me suis engagée à la MSA pour sortir un peu du quotidien de mon exploitation, voir autre chose. J’avais aussi envie de donner aux autres, de rendre service. Et puis je trouvais intéressant d’être le relais entre un régime de protection sociale et ses adhérents, qui ont des besoins spécifiques à leur métier et à leur territoire.

Être élue MSA, c’est échanger, ouvrir des réflexions sur des questions sociales, de santé, etc. Cela fait grandir, cela permet de s’ouvrir au monde agricole et de se tourner vers l’avenir.

Sur quels projets avez-vous travaillé au cours de vos mandats ?

Avec le comité d’échelon local nous avons travaillé sur plusieurs projets, avec une volonté : agir pour tous les âges.

Nous avons organisé pour les enfants d’agriculteurs plusieurs sorties au cirque, au Stade de France ou encore à Eurodisney. C’était l’occasion pour eux de sortir un peu de l’univers agricole dans lequel ils baignent quotidiennement. Nous essayons aussi de sensibiliser les enfants à l’alimentation saine et équilibrée. L’année dernière, par exemple, nous avons tenu un stand à l’occasion des journées du patrimoine, avec un jeu de reconnaissance de fruits et de légumes à l’aveugle.

Nous agissons aussi pour les adultes. Nous avons par exemple permis à une douzaine d’agriculteurs de se former aux gestes de premiers secours, car notre territoire compte beaucoup d’élevages laitiers, un secteur où les accidents de travail sont très fréquents.

Nous proposons régulièrement des réunions d’information sur des thèmes de santé ou sur la retraite. L’année dernière, par exemple, nous avons organisé une journée sur la maladie d’Alzheimer, à Saint-Pol-sur-Ternoise. Des médecins, gérontologues, conférenciers, se sont déplacés pour l’occasion et nous avons accueilli une centaine de visiteurs. Nous avons bien avancé lors de cette journée ; il y  a eu beaucoup d’échanges.

En octobre dernier, nous avons profité de la fête des jardins d’automne à Conchy-sur-Canche pour monter une animation sur l’hygiène des mains. Les agriculteurs manient beaucoup la terre donc il nous a semblé important de les sensibiliser à cette thématique. Nous avons récupéré un appareil à rayons ultraviolets qui met en évidence la saleté présente sur les mains. Les résultats impressionnants ont permis de bien faire passer nos messages.

Concernant le projet de création de la Marpa (maison d’accueil rurale pour personnes âgées) de Saulty, nous avons apporté notre avis sur l’aménagement des studios, le fonctionnement des repas, etc.

Quel est votre prochain challenge en tant qu’élue MSA ?

Nous devons trouver comment aller chercher les gens qui sont en difficultés et que nous n’arrivons pas à accrocher ; ceux qui sont dans le besoin mais qui ne se font pas connaître. Ces gens-là ne viennent pas aux animations organisées dans leur village par la MSA. Ils ont tendance à se replier sur eux-mêmes. Or beaucoup pourraient avoir accès à des aides ou des accompagnements. Nous devons aller à leur rencontre et leur expliquer que la MSA est là pour les aider. Nous réfléchissons en ce moment avec le comité d’échelon local à cette problématique.

 Avez-vous un souhait particulier pour les prochaines élections ?

J’aimerais qu’il y ait plus de femmes parmi les délégués MSA. Il devrait y avoir davantage de parité au sein des comités. Car elles apportent un regard différent sur les questions liées à la famille, la maternité, les aides sociales…, ce qui enrichit les débats. Nous avons acquis très tardivement le statut de conjoint collaborateur. Si les femmes avaient été plus nombreuses parmi les délégués, nous aurions probablement bénéficié de cette avancée plus tôt.

Je crois que les femmes ont peur de s’engager car elles pensent qu’elles n’auront pas le temps. Mais en fait, tout est une question d’organisation : quand on veut, on peut.

 

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Eve Dusaussoy

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