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Un regard différent sur le handicap Appel à partenariat MSA/MFR (3/6)

Echanges autour d'un repas© Bernard Gazé
Echanges autour d'un repas© Bernard Gazé
Démonstration de Braille© Bernard Gazé
Démonstration de Braille© Bernard Gazé
Comme un parcours urbain© Bernard Gazé
Comme un parcours urbain© Bernard Gazé
rires et rencontres© Bernard Gazé
rires et rencontres© Bernard Gazé
Lire sur les lèvres© Bernard Gazé
Lire sur les lèvres© Bernard Gazé
Coton ou crème à raser© Bernard Gazé
Coton ou crème à raser© Bernard Gazé
Chocolat ou confiture© Bernard Gazé
Chocolat ou confiture© Bernard Gazé
Tir à la sarbacane© Bernard Gazé
Tir à la sarbacane© Bernard Gazé
Thibaut, Marie-Laure et Claire© Bernard Gazé
Thibaut, Marie-Laure et Claire© Bernard Gazé
Les quilles sont faites pour tomber© Bernard Gazé
Les quilles sont faites pour tomber© Bernard Gazé
Un prix bien mérité© Bernard Gazé
Un prix bien mérité© Bernard Gazé
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Handicapé, la vie ne mérite plus d’être poursuivie. Pour casser ce terrible point de vue, le personnel de la MFR de Saint-Valéry-en-Caux a décidé de lancer tout un programme de rencontres entre adolescents et handicapés. Jusqu’à briser cette image fausse d’une vie « foutue ».

Quand un drame humain – une adolescente, Faustine, frappée de tétraplégie après un accident de voiture à quelques jours de la rentrée scolaire 2011 – révèle que le quotidien, dans la société, des personnes en situation de handicap reste méconnu des jeunes quand il ne génère pas des préconçus totalement aberrants (« Autant mettre fin à ses

jours », était alors le discours le plus communément entendu), pour Zerfa, Stéphanie et Gaël, tous trois formateurs à la Maison familiale rurale de Saint-Valéry-en-Caux (Seine maritime), il fallait corriger le tir. « Et d’abord amener les adolescents de la MFR et leurs parents à établir des échanges avec des personnes invalides ; dans l’objectif de changer du tout au tout leur vision du handicap. » Une personne infirme n’est-elle pas un citoyen à part entière ? Courant novembre, un questionnaire, « Et si cela m’arrivait », était élaboré avec l’aide d’élèves de deuxième année de Bepa puis transmis à l’ensemble des classes.

Rencontres

Corroborant le sentiment qui s’était fait jour, il en ressortait que pour la plupart des « ados », la vie en situation de handicap devenait inutile. Un comité de pilotage est alors dressé pour réfléchir à des actions et organiser des rencontres. Plusieurs, en différents lieux : inaugurant le bal, en février 2012, le centre d’accueil pour adultes handicapés « Chantecler » d’Imbleville a d’abord ouvert ses portes pour que les jeunes élèves, leurs parents, les formateurs, les animatrices du centre et les adultes handicapés apprennent à davantage se connaître ; en mars et mai, ce fut au tour de l’association Handi’chiens de Sainte-Marguerite-sur-Fauville de présenter ses Labradors ou Golden retrievers d’assistance pour personnes handicapées (voir encadré) ; toujours en mai, des tables rondes et des interventions individuelles de personnes en situation de handicap ont permis d’échanger en s’appuyant sur des témoignages de vie. « C’est alors que petit à petit, soulignent nos trois formateurs, les discours et les regards ont commencé à changer. » D’où l’initiative pour ponctuer l’année, fin juin, à quelques jours des grandes vacances d’été, d’une après-midi de partage à la MFR, qui s’est ouverte sur un repas du midi mitonné, des hors d’œuvres jusqu’aux profiteroles du dessert, sans omettre les viandes cuites au barbecue, par les élèves de l’établissement. Furent invités bien évidemment, les adultes handicapés de l’association Chantecler, mais aussi des parents d’élèves de la MFR, eux même invalides, et une infirmière libérale, aujourd’hui handicapée après un accident de voiture, un accordeur de piano et un kinésithérapeute non voyant – convié à donner un premier cours en braille. Les supers toutous d’Handi’chiens furent aussi de l’après midi, tout comme Annie, malentendante et son interprète, venues au titre de l’association Ariada apporter quelques clés ouvrant le monde des sourds (pour d’abord capter leur attention puis communiquer avec eux en se parlant face à face, en articulant normalement, en étant concis…). Dans un registre plus ludique, différents ateliers ont jalonné la rencontre : « Parcours en ville », pour dévoiler les difficultés rencontrées par les handicapés à se déplacer en fauteuil roulant sur les trottoirs de nos cités ; mais aussi des laboratoires du goût et du toucher, pour différencier les yeux bandés la confiture du chocolat ; ou encore des jeux de quilles ou de lancer de fléchettes à la sarbacane, remporté d’ailleurs par un handicapé moteur !

Bernard Gazé

 

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