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Une protection sociale en devenir Un réseau de mutuelles pour les cotonculteurs burkinabè (5/7)

Groupe d'enfants, village de Bala (Burkina Faso)

© Gildas Bellet

Indépendante depuis 1960, la Haute-Volta est devenue le Burkina Faso, « pays des hommes intègres », en 1984. C’est un pays enclavé qui n’a pas d’ouverture sur la mer, entouré du Mali, du Niger, du Bénin, du Togo, du Ghana et de la Côte-d’Ivoire.

Il ne dispose quasiment pas de ressources naturelles (hormis l’or) et son économie est largement tributaire du secteur primaire. Il fait partie des États les moins développés du monde et reste grandement dépendant de l’aide extérieure. Villes principales : Ouagadougou (la capitale) et Bobo-Dioulasso.

Population

Le pays compte 15,8 millions d’habitants (plus de 52 % d’enfants), avec un taux d’accroissement démographique de l’ordre de 3,4 %.

Agriculture

Égrenage du sésame
Égrenage du sésame
Récolte du coton
Récolte du coton
Dans l'attente du passage du camion qui ramasse le coton
Dans l'attente du passage du camion qui ramasse le coton
Égrenage du sésame
Égrenage du sésame
Récolte du coton
Récolte du coton
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La population est essentiellement rurale (77 %) et dépend avant tout pour sa subsistance de l’agriculture, fortement dominée par les cultures vivrières. L’agriculture compte pour un tiers dans le Produit intérieur brut du pays. L’activité se concentre sur quelques produits (coton, élevage, sorgho, mil, maïs, arachide, riz, sésame).

Indicateurs de santé

L’espérance de vie à la naissance est de 54,3 ans pour les femmes et de 51,7 ans pour les hommes. Le taux de mortalité infantile est de 92 pour 1 000 naissances vivantes ; le taux de mortalité maternelle est de 700 pour 100 000 naissances.

Protection sociale

Les dispositifs de sécurité sociale couvrent uniquement les travailleurs salariés des secteurs public et privé formel, ainsi que les personnes à leur charge. Les travailleurs du secteur privé (grandes entreprises surtout) sont couverts par la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) – pensions de vieillesse, d’invalidité et de survivants, risques professionnels et allocations familiales.
La couverture des agents de la fonction publique, des magistrats et des militaires est assurée par la Caisse autonome de retraite des fonctionnaires (CARFO), dont les prestations s’articulent autour des pensions de retraite, d’invalidité et de survivants. Ces fonctionnaires bénéficient également d’allocations familiales.
La couverture du risque maladie n’est pas assurée par ces dispositifs. D’où le recours, pour ceux qui le peuvent, à des assurances privées (en 2008, 3 % de la population était couverte pour le risque maladie).

STRUCTURES DE SOINS

Elles sont organisées en trois niveaux.Le premier est constitué des districts sanitaires, avec deux échelons de soins : les centres de santé et de promotion sociale (CSPS — au nombre de 1 443 en 2011), qui constituent le premier contact avec la population, et les centres médicaux avec antenne chirurgicale (CMA — 44 en 2011), qui jouent le rôle d’hôpitaux de district.
Au niveau suivant, se trouvent les centres hospitaliers régionaux (CHR — 9 en 2012).
Puis viennent les centres hospitaliers universitaires (CHU — 3 en 2012).
Carte du Burkina Faso

Mutuelles de santé

Un grand nombre d’expériences se sont développées, depuis les années 90, à travers le pays. L’existence de ces mutuelles représente un socle possible pour le déploiement de l’assurance maladie universelle au Burkina Faso prévue à partir de 2014.
Le gouvernement envisage en effet de s’appuyer sur ces initiatives locales de couverture du risque maladie pour bâtir l’assurance maladie universelle et permettre ainsi un large accès des populations aux soins de santé.

 

Lire aussi

Sommaire de notre dossier. Mutuelles de santé au Burkina Faso.

Les cotonculteurs s’engagent pour leur santé. Au Burkina Faso, la population agricole et rurale ne bénéficie pas d’une couverture sociale et a du mal à accéder à des soins. Pour inverser la tendance, quatre mutuelles de santé ont été créées dans le sud-ouest de pays. Une initiative professionnelle solidaire qui a bénéficié de l’expertise de la MSA.

Témoignage d’Harouna Padiene, responsable de l’antenne du Réseau d’appui aux mutuelles de santé de Bobo-Dioulasso, partenaire local de toutes les étapes.

En quelques dates. Retour sur les grandes étapes du projet.

« La maladie n’a pas de date ». Interview de Karim Traore, président de l’Union nationale des producteurs de coton du Burkina Faso (UNPCB).

Point de vue de Dominique Marmier. Producteur de lait en Franche-Comté, il est administrateur de la caisse centrale de la MSA et a suivi, depuis 2010, ce projet de coopération au Burkina Faso. Regard sur cinq ans de travail commun.

Gildas Bellet

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